La personne homosexuelle face aux sacrements (quelques notes et souvenirs) avec
le P. Stefan Janssens Après avoir
précisé que l'unanimité était loin d'être
faite dans l'épiscopat, il a abordé essentiellement les
questions du baptême de personnes en couple homosexuel, de l'accès
à l'eucharistie et au sacerdoce, et de la réconciliation. Mais d'emblée il a tenu à recadrer la question : il ne s'agit pas d'une question de droit : “ Ai-je le droit au sacrement ou pas ? ” Dieu n'est pas esclave de ses sacrements. Ceux-ci ne sont pas magiques, donc pas le seul langage approprié pour notre relation à Dieu. Le Seigneur agit beaucoup plus largement que dans le cadre du sacrement célébré rituellement. On peut le recevoir spirituellement. Ainsi, un baptême de désir qui ne peut encore être célébré vaut mieux que des baptêmes sacramentels mais sans désir, donc sans fécondité spirituelle. Ce qui permet
au prêtre de discerner s'il convient ou non de permettre l'accès
au sacrement, c'est avant tout l'orientation du cœur : ai-je le désir
de me laisser travailler par la grâce, y a-t-il un chemin engagé
? Quelle est l'ouverture de mon cœur ? Il a aussi voulu rappeler
que, dans l'Eglise, il y a toujours une double référence
: celle à la loi morale (qui est la
visée) et celle à la loi pastorale,
qui comprend ce qu'on appelle "la loi de gradualité",
autrement dit : comme nous sommes en chemin – et souvent un chemin
lent –, on ne peut pas demander à une personne plus que ce
qu'elle peut donner actuellement. Voilà quelques-uns
de mes souvenirs. Mais je veux terminer sur une phrase qui m'a bien plu
: (PS : si qu'elqu'un d'autre a pris des notes, je serai heureux de les insérer ici pour compléter ces lignes)
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