LA PRIMAUTE DE LA CONSCIENCE


Karl Rahner dans la presse peu après la publication d'Humanae Vitae :
« Si un chrétien catholique, après un mûr examen de conscience, croit en toute prudence et autocritique en arriver à une manière de voir qui s'écarte de la norme pontificale et qu'il suit cette option dans la praxis de sa vie conjugale en respectant les principes déjà mentionnés plus d'une fois comme communément admis par les chrétiens, en ce cas, un tel catholique ne doit craindre aucune faute subjective ni se considérer en désobéissance formelle par rapport à l'autorité der l'Eglise.

Si sa conscience est vraiment formée de façon sérieuse, un tel catholique n'a pas en principe l'obligation de sa propre initiative de soumettre un tel jugement à l'avis du confesseur, lors de chaque nouvelle réception du sacrement de pénitence ».

Jean-Paul II au CLER le 10 novembre 1989 :
« A cet égard, votre rôle est très délicat. Un conseiller conjugal chrétien doit aider ses interlocuteurs à découvrir les valeurs qui sont à la base de la vie conjugale. Il y faut l'ouverture, la patience de l'écoute, la capacité de respecter et d'aimer les personnes telles qu'elles sont, avec les problèmes qu'elles portent. Mais la qualité d'un conseiller chrétien dépend aussi de son savoir-faire personnel pour aider à un discernement fait dans la vérité des exigences de la vie conjugale.

La décision ultime, comme en toute action morale, est prise en dernier ressort par le sujet, en conscience. Le conseiller, pour sa part, se souvient du Seigneur qui ne condamne pas la femme adultère, mais qui lui dit aussi : « Va, désormais, ne pèche plus » Jn 8, 1-1 . En témoin des appels évangéliques et de la grâce rédemptrice, le conseiller se réjouit lorsqu'il voit les personnes réorienter leur vie « selon la vérité et dans la charité » Ep 4,15 : avoir contribué à de tels renouvellements le renforce dans son engagement d'apostolat ».